La transformation de Chez Doris

Mon parcours vers Chez Doris

Être directrice générale dans le secteur des services sociaux est plus qu’un emploi – c’est une vocation qui me permet de mettre à profit mes compétences, mes expériences et ma passion pour m’attaquer aux problèmes sociaux et inspirer les autres à en faire autant. Je suis profondément engagée dans la promotion de la mission et de la vision des organismes que je sers, et je considère comme un privilège de travailler aux côtés de personnes passionnées qui partagent cet engagement.

Mon parcours dans ce domaine a commencé à l’âge de 17 ans lorsque j’ai commencé à faire du bénévolat dans un centre de désintoxication – un engagement qui s’est poursuivi tout au long de mes études de premier cycle en psychologie. Bien que j’aie d’abord eu l’intention de devenir psychologue, ma perspective a changé après un stage au Centre des femmes de Montréal, où j’ai observé à la fois la directrice générale et la coordonnatrice des services en action. Cette expérience m’a amenée à poursuivre un diplôme d’études supérieures en gestion appliquée, un programme structuré autour de la méthode d’étude de cas, qui m’a permise d’affiner ma pensée critique, ma capacité de résoudre des problèmes et de prendre des décisions en analysant des scénarios d’affaires du monde réel. Depuis lors, j’aborde les défis avec une mentalité d’amélioration continue, cherchant toujours des moyens de faire un impact positif.

En 1988, à l’âge de 24 ans, j’ai assumé mon premier rôle de directrice générale chez Tel-Aide, une ligne d’écoute téléphonique ouverte 24 heures sur 24. Au fil des ans, j’ai occupé des postes de direction à Montréal et à New York, travaillant avec des organismes aux niveaux local et national. Avance rapide jusqu’en 2014, pendant une période de consultation et de transition entre les emplois, un courriel de Donat Savoie, anthropologue spécialisé dans les affaires autochtones, notamment les Inuits du Nord du Canada, a attiré mon attention. Il m’avait transmis un article du Nunatsiaq News concernant Chez Doris, un important refuge de jour pour femmes de Montréal, qui risquait de fermer ses portes pendant les fins de semaine en raison de problèmes de financement. Cette nouvelle a suscité un mélange de colère et de consternation en moi. Un attaché politique du bureau de Marc Garneau (alors député fédéral) a organisé une rencontre avec le président du conseil d’administration de Chez Doris afin d’explorer les moyens par lesquels je pourrais aider. Malheureusement, le président du conseil d’administration a démissionné peu de temps après, ainsi que plusieurs autres membres du conseil d’administration. J’ai donc entamé des discussions avec les quatre membres restants du conseil d’administration et j’ai finalement été embauchée en tant que directrice générale intérimaire.

 

Les origines de Chez Doris

Chez Doris tire son nom de Doris Halfkenny Seale, également connue sous le nom de Doris Toussaint, une femme démunie originaire d’Halifax. Dans les années 1970, elle faisait partie des nombreuses femmes en difficulté dans les rues de Montréal. Leur sort a attiré l’attention d’une travailleuse communautaire locale qui, par le biais d’entretiens, cherchait à comprendre les besoins les plus urgents de ces femmes. Lorsqu’on lui a posé la question, Doris a exprimé un désir simple mais profond : « Un endroit où aller sans regards indiscrets et trop de questions. » Cette réponse poignante a résumé la souffrance silencieuse d’une communauté marginalisée largement ignorée par la société. Tragiquement, le 2 novembre 1974, Doris a été victime d’une agression brutale.

En réponse à cette tragédie, des citoyens concernés de divers secteurs, y compris des églises, des groupes communautaires et des agences sociales, se sont unis pour créer la Fondation des femmes pour le logement en 1975. Parmi eux, Sœur Dolorès Coulombe, une sœur grise, a mené les démarches pour obtenir des subventions pour un centre de jour. Officiellement constitué le 1er avril 1977 sous le nom de La Fondation du refuge pour femmes Chez Doris, l’organisme a reçu une subvention fédérale de 20 400 $, permettant la location d’un espace sur la rue Mountain qui a été utilisé comme centre d’accueil offrant un espace sécuritaire pour les femmes, en leur fournissant une tasse de café et un bol de soupe. Au cours de la première année, plus de 100 femmes, âgées de 18 à 80 ans, ont trouvé refuge et soutien.

 

L’évolution de Chez Doris

En 1986, Chez Doris avait acquis une maison en rangée près de l’ancien Forum, marquant ainsi une étape importante dans son parcours. Grâce à la réussite d’une campagne de financement à l’été de 1989, l’organisme est devenu propriétaire à part entière de sa propriété, signe de sa stabilité financière et de sa croissance. Alors que la demande pour ses services augmentait, Chez Doris a réalisé le besoin de locaux plus grands, ce qui a mené, en 1994, à l’échange stratégique de son bâtiment original au 2196, boulevard De Maisonneuve Ouest, évalué à 195 000 $, pour un bâtiment plus spacieux situé au coin de la rue, au 1430, rue Chomedey, évalué à 300 000 $. Des agrandissements ultérieurs en 2004 ont encore amélioré les installations, permettant à Chez Doris d’étendre sa portée et son impact. Un portrait encadré de Doris orne l’entrée de notre refuge de jour, servant de rappel poignant du besoin constant de protection, de compréhension, d’empathie et de soutien pour les femmes qui surmontent l’adversité. Chaque année, plus d’un millier de femmes franchissent les portes du refuge Chez Doris en quête d’aide.

Aujourd’hui, la mission de Chez Doris est de soutenir et d’autonomiser toute femme en situation précaire, l’empêchant d’atteindre son plein potentiel. Nous offrons une large gamme de services dans des espaces sécuritaires où les femmes peuvent trouver de l’aide et du réconfort sans jugement. Entre autres, nous fournissons de la nourriture, des vêtements, un refuge de nuit et de jour, des solutions de logement, du réconfort personnel et offrons aux femmes une assistance pratique pour faire face à leurs défis et difficultés. Nous respectons le fait que le succès peut être défini différemment par chaque femme.

 

Les défis du passé

Entre 2009 et 2014, l’organisme a perdu trois directrices générales en succession rapide. Chez Doris a fait face à un déficit croissant, clôturant son exercice financier le 31 mars 2014 avec des revenus de 843 989 $, des dépenses de 947 495 $ et un déficit de 103 506 $. En conséquence, le conseil d’administration a décidé de fermer temporairement les opérations de fin de semaine du refuge à partir du 31 mai 2014, craignant que le déficit ne dépasse sa marge de crédit de 200 000 $. Le personnel a été réduit à 11 employés, et de nombreux membres du conseil d’administration ont démissionné en raison des inquiétudes concernant la stabilité financière de l’organisme.

Lorsque j’ai été initialement embauchée à titre de directrice générale intérimaire, mon objectif principal était de trouver du financement pour rétablir les opérations de fin de semaine et d’embaucher une directrice générale permanente. Le financement a été obtenu et les services de fin de semaine ont repris le 1er février 2015. Cependant, vu la difficulté de trouver une directrice générale, j’ai proposé ma candidature au conseil d’administration, qui l’a acceptée.

 

Les améliorations initiales

Mon objectif initial était de moderniser notre petit organisme communautaire et de mettre en place de nouveaux programmes tout en améliorant les programmes existants. Nous avons mis à niveau notre technologie, nos systèmes téléphoniques et de sécurité, lancé un nouveau site web, reconfiguré nos bureaux et espaces de programmes pour accueillir plus de personnes, rédigé un nouveau manuel de ressources humaines et mis à jour les descriptions des tâches de nos employés, initié des évaluations de performance, amélioré les rémunérations, analysé les besoins de nos clientes pour mieux les servir, développé notre programme de bénévolat, mis en place un programme de recherche et de soutien en matière de logement, et renforcé notre conseil d’administration avec des personnes possédant les compétences nécessaires.

Cependant, au cours de cette période, notre plus grand défi est survenu lorsque notre bâtiment s’est avéré structurellement défectueux, nécessitant d’importantes réparations intérieures et extérieures. Des fuites se produisaient à chaque dégel hivernal et lors des fortes pluies printanières, entraînant la croissance de moisissures, tandis que la plomberie vieillissante permettait aux rats de s’introduire. Par conséquent, le bâtiment devait être récupéré et mis aux normes. Fournir des services à l’intérieur du bâtiment pendant les réparations importantes a exigé de l’endurance de la part de tout le personnel. Les rénovations comprenaient le remplacement des fondations, la reconstruction de l’ensemble des murs du côté sud du bâtiment, la mise à niveau de la plomberie souterraine et l’acquisition de nouveaux meubles et armoires pour répondre aux normes de sécurité et d’hygiène.

 

Le don transformationnel

En 2017, nous avons remarqué une augmentation du nombre de femmes demandant à utiliser la douche et à obtenir des vêtements d’urgence, deux indicateurs d’itinérance. De plus, chaque jour, lorsque nous fermions à 15 h, nous voyions un nombre préoccupant de femmes en situation d’itinérance n’ayant nulle part où aller. Selon le deuxième recensement de Montréal sur l’itinérance, réalisé le 24 avril 2018, on estimait alors qu’il y avait 3 149 personnes visiblement itinérantes sur l’île de Montréal et que près de 25 % d’entre elles étaient des femmes. Selon la période de l’année, seulement 10 à 14 % des lits étaient réservés aux femmes, alors que celles-ci représentaient près d’un quart de la population sans-abri. Par conséquent, le conseil d’administration de Chez Doris a décidé que nous devrions prendre les devants et faire notre part pour résoudre le problème.

En 2018, Chez Doris a eu la chance de recevoir un don inattendu de 1 million de dollars d’Andrew Harper, décédé depuis. La philanthropie d’une personne peut être un puissant levier pour que d’autres suivent et fassent une différence significative dans la vie des concitoyens et de la communauté dans son ensemble. Grâce à ce don, nous avons pu acheter une maison de ville en face de notre refuge de jour et annoncer aux médias que nous espérions la convertir en refuge d’urgence pour femmes sans-abri. Peu après, la Ville de Montréal, les gouvernements provincial et fédéral ont suivi en accordant trois subventions d’un million ou plus, pour un total combiné de 5 millions de dollars. Nous avons également eu la chance de nous voir offrir, par la Société d’Habitation et de Développement de Montréal, la construction d’un immeuble résidentiel avec 26 studios pour femmes sans-abri.

Nous avons ensuite établi un budget totalisant 10 millions de dollars pour une période de cinq ans afin de couvrir les coûts opérationnels du futur refuge et de la future résidence, principalement financé par le secteur privé. En outre, nous avons eu la chance d’entrer en contact avec des bénévoles dévoués qui ont formé notre comité de campagne, menant les efforts de collecte de fonds en notre nom.

 

La croissance de l’organisme

Entre 2015 et 2020, notre personnel est passé de 11 à 24 membres, englobant divers rôles tels que directrice adjointe, adjointe administrative, intervenantes de fin de semaine, cuisiniers, coordonnatrice des bénévoles, comptable et intervenantes pour les programmes autochtones. Avec le début de la pandémie, nous sommes promptement passés à des opérations 24/7, répondant aux appels urgents des dirigeants des communautés autochtones. Notre personnel est alors passé à 50 personnes, nous permettant de mettre en place des quarts de travail supplémentaires, de prolonger les heures d’ouverture de notre refuge de jour, de fournir des repas du soir et de superviser l’hébergement temporaire dans un hôtel. En 2021, une subvention du Secrétariat de la condition féminine a facilité la location d’espaces de bureau, ce qui nous a permis de relever les défis liés à la pandémie tout en élargissant notre programme de recherche et de soutien en matière de logement. Le rez-de-chaussée fait désormais office de centre communautaire, offrant une gamme de services médicaux, sociaux et récréatifs.

En 2022, nous avons terminé avec succès la rénovation de la maison de ville achetée en 2018, qui a été convertie en un refuge de nuit avec 24 lits pour les femmes sans-abri. En 2023, nous avons lancé deux résidences comprenant 26 studios et 20 chambres avec des espaces communs. Cette croissance a entraîné la création officielle de services de ressources humaines, de la collecte de fonds, des finances, de la gestion des installations et des programmes et services, tous logés dans un espace supplémentaire de 4 000 pieds carrés loué. Le personnel, y compris la directrice principale des opérations, supervise maintenant les opérations dans cinq endroits : le refuge de jour, le refuge de nuit, les deux résidences et un centre communautaire. Nos services d’hébergement de jour comprennent : petit déjeuner, déjeuner, dîner ; des informations téléphoniques et une aide à l’orientation ; accès à des douches, des produits hygiéniques, des lits de répit pendant la journée et un dépôt de vêtements. Le refuge de nuit offre 24 lits pour les femmes en situation d’itinérance. Notre centre communautaire fournit des cartes-cadeaux d’épicerie, un programme de gestion financière, des activités pour les femmes autochtones, un programme de placement et de soutien en matière de logement pour les femmes en situation d’itinérance, des services hebdomadaires de santé et de santé mentale, des services juridiques et de déclaration d’impôt, un programme de bourses d’études ainsi que des programmes d’intégration éducative et socio-récréative.

 

Aujourd’hui, Chez Doris

Grâce à notre travail acharné, en plus de neuf ans, nos revenus opérationnels sont passés de 950 000 $ à près de 8 millions de dollars, nous permettant de nous étendre à ces cinq emplacements, d’offrir une gamme plus large de services et d’augmenter progressivement les échelles salariales et les avantages sociaux du personnel. À l’heure actuelle, notre équipe compte 66 postes à temps plein et 16 postes à temps partiel, mais des postes restent à pourvoir, notamment au sein de notre refuge de jour.

Pour renforcer nos capacités, nous mettons en œuvre des programmes de formation et des opportunités de perfectionnement professionnel de manière plus formelle, visant à enrichir les compétences et l’expertise des membres de notre équipe. De plus, nous avons introduit des logiciels de gestion des ressources humaines et de la collecte de fonds, de comptabilité et de gestion des programmes, dans le but d’améliorer le suivi et la gestion de nos ressources organisationnelles. Nous continuons également à mettre à niveau nos installations et notre infrastructure afin de créer des espaces plus confortables et accueillants pour nos clientes et notre personnel.
Reconnaissant que de nombreuses femmes que nous aidons manquent d’autonomie, nous voyons la nécessité d’un refuge de transition où elles peuvent se stabiliser et gagner en autonomie dans une période de 3 mois à 2 ans avant de passer à un logement permanent. En réponse à un appel d’offres du gouvernement pour répondre aux besoins de logement, nous avons acquis un petit hôtel en février 2023, avec l’intention de le convertir en logements de transition d’ici 2025. Grâce à nos investissements immobiliers, Chez Doris a connu une croissance substantielle de ses actifs, passant de 1 177 911 $ en 2013-2014 à 19 471 130 $ en 2023-2024.

 

Collecte de fonds performante

Donat Savoie a été le premier à m’encadrer Chez Doris, me guidant à travers des présentations aux responsables municipaux et aux particuliers du Québec afin d’obtenir des fonds supplémentaires pour la réouverture de nos opérations en fin de semaine. La deuxième personne à aider était Kim Fuller de Phil, qui a généreusement contribué de son temps et de son expertise dans les premiers jours, consacrant ses efforts à l’amélioration de nos démarches de collecte de fonds en redessinant nos bulletins d’information et nos campagnes de publipostage. En 2014, l’organisme comptait 487 donateurs ; aujourd’hui, ce nombre a dépassé les 15 000. Depuis lors, nous avons activement recherché des fonds du secteur privé et du gouvernement par le biais de propositions et de demandes de soutien répondant à des besoins récurrents et non récurrents. À l’aide de logiciels de recherche de donateurs potentiels tels que CharityCan, nous identifions les individus, les fondations et les entreprises ayant une propension, une capacité et un intérêt à soutenir nos causes. Nous répondons avec diligence aux demandes de propositions, en priorisant celles qui ont le plus grand potentiel de réussite. Alors que notre budget et nos ambitions augmentaient, nous avons décidé d’engager une entreprise de premier plan pour mener une campagne majeure, et leurs consultants se sont avérés inestimables dans le recrutement de bénévoles pour aider à la collecte de fonds pour deux de nos nouveaux services. Je considère que tous ceux qui ont aidé à la campagne sont de grands amis, y compris Elizabeth Wirth. J’apprécie chacun des membres de mon conseil d’administration et des comités du conseil d’administration non seulement pour leur judicieux conseil, mais également pour leurs contributions dans les domaines des communications, du marketing, des finances, de l’architecture, de la construction, du droit et des ressources humaines, ainsi que pour leur courage à prendre des risques. J’apprécie grandement chaque membre du personnel, stagiaire et bénévole qui a contribué à notre mission ; leur dévouement et la gratitude de nos clients envers eux sont profondément gratifiants. Au fil des ans, les donateurs que j’ai rencontrés, peu importe le montant de leur contribution, ont fait preuve d’une gentillesse remarquable. Leur générosité reflète un désir commun d’avoir un impact positif à Montréal. D’où l’importance de toujours merci, voire prendre le téléphone pour exprimer notre gratitude au donateur.

 

Les défis d’aujourd’hui

Le nombre croissant de femmes en situation d’itinérance à Montréal souligne le besoin urgent de solutions de logement permanent et de services communautaires solides pour prévenir l’itinérance. En 2022, le nombre de sans-abri avait augmenté de 48,9 % pour atteindre 4 690 personnes, dont 33 % étaient des femmes. Avant la pandémie, il n’y avait que 148 lits de refuge réservés aux femmes sur 845 lits au total. Ce nombre s’élève maintenant à 203 sur un total de 1 752, mettant en évidence la pénurie persistante de ressources allouées exclusivement aux femmes. De nombreux organismes ont élargi leurs services depuis la pandémie, passant à des opérations 24 heures sur 24 pour répondre à la demande accrue.

Cependant, souvent je me rappelle l’époque où je connaissais chaque cliente par son nom, étais familière avec toutes les intervenantes et recevais une accolade chaleureuse de nos clientes chaque jour. Hélas, mes interactions avec les clientes sont désormais moins fréquentes et se limitent principalement à des rencontres occasionnelles lors des visites guidées dans nos bâtiments.

Néanmoins, malgré ces changements, nous avons élargi notre impact et offrons une aide plus significative aux femmes dans le besoin. Cependant, ces changements s’accompagnent d’un sentiment de perte. Notre organisme est à un moment crucial, s’efforçant de répondre à une demande croissante et de fournir des soins complets aux femmes dans le besoin. Alors que notre expansion a élargi notre portée et enrichi notre offre de services, nous devons également relever des défis internes, notamment la nécessité de renforcer notre structure organisationnelle pour une plus grande cohésion. Il est primordial de remédier au mécontentement de notre personnel à l’égard de divers aspects de nos opérations, compte tenu du roulement du personnel. Malgré les défis, nous sommes optimistes quant à la croissance et à l’amélioration futures, et avec détermination et collaboration, nous sommes confiants que nous puissions continuer à avoir un impact positif.

À mon avis, malgré la croissance rapide due à la pandémie et à la crise du logement, il est toujours préférable d’agir que de rester immobile. En tant qu’organisme communautaire, nous sommes fiers de notre agilité et de notre volonté de répondre aux besoins au fur et à mesure qu’ils se présentent. Malgré les obstacles auxquels nous sommes confrontés, notre engagement à autonomiser et soutenir les femmes reste inébranlable. Nous nous efforçons continuellement d’améliorer nos services et de mieux servir notre communauté. Cependant, nous reconnaissons que nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs seuls. La collaboration est essentielle, et nous demandons aux différents paliers gouvernementaux et au secteur privé d’offrir un soutien coordonné et soutenu aux initiatives essentielles, telles que l’aide au logement, la prévention de l’itinérance et de la criminalité, l’aide aux personnes vulnérables et l’extension des services de santé mentale et d’aide aux toxicomanes.

Nous demeurons confiants que les donateurs continuent à nous soutenir. Leurs contributions ont un impact tangible sur la vie des femmes que nous aidons, améliorant leur qualité de vie, augmentant leurs opportunités d’avancement et réduisant leur vulnérabilité à l’exploitation. Cet impact positif s’étend au-delà des individus, bénéficiant également aux familles et aux communautés. Ensemble, nous façonnons un avenir meilleur pour les personnes dans le besoin, y compris leurs enfants. C’est une situation gagnant-gagnant pour toutes les personnes impliquées.
Que nous réserve l’avenir ? Cela reste à voir… Peut-être un autre chapitre 😉

Marina Boulos-Winton

Marina Boulos-Winton

Ancienne directrice générale Chez Doris