Notre processus

Il y a maintenant plus de vingt ans que je suis gérante dans le secteur des organismes à but non lucratif. Au cours de cette période, j’ai obtenu un MBA et lu divers ouvrages sur le leadership et la gestion, mais ce qui m’a le plus aidée, ce sont les conversations avec d’autres personnes travaillant dans ce domaine. Lorsque nous avons commencé à créer cette ressource (qui devait à l’origine être un livre, mais qui a évolué pour devenir ce site Web), je voulais trouver un moyen de recueillir une partie de cette richesse conversationnelle, et c’est pourquoi chaque article commençait par un entretien et une discussion de groupe sur le zoom.

Nous avons utilisé un cadre ORID pour nos discussions. L’ORID est un cadre de facilitation développé par l’Institut des Affaires culturelles (ICA) au Canada qui guide les discussions à travers quatre phases:

Objectif : ce que nous pouvons voir, entendre, toucher, quantifier, les faits.
Réflexion : ce que nous ressentons à propos de notre sujet, les récits de nos expériences, les parallèles que nous pouvons établir.
Interprétation : ce qui est important, les implications, les priorités.
Décisionnel : quelles actions allons-nous entreprendre ? Dans notre cas, ce qui est inclus ou développé dans l’article.

C’est Marie Houzeau, directrice générale du GRIS Montréal, qui m’a fait découvrir le cadre ORID lors d’un atelier sur l’animation de réunions. Cet outil m’a été incroyablement utile pour les discussions de toutes sortes, car il guide les participants en voyage à travers ce qu’ils savent, ce qu’ils ressentent, ce qui est important et ce qu’il faut faire ensuite.

Dans le processus de création de cette ressource, 14 femmes ont participé à différentes conversations ORID entre novembre 2020 et février 2024. La plupart d’entre elles ont déjà écrit des articles et certaines contribueront à cette ressource à une date ultérieure. Grâce aux conversations que nous avons eues, chaque auteure a pu organiser ses propres pensées et réflexions. Elle a également pu découvrir ce qui a trouvé un écho auprès des autres membres du groupe, ce qui était intéressant, ce qui était encourageant, ce qui suscitait la réflexion et ce qui devait être développé. Il est important de noter que les articles définitifs sont basés sur les expériences et les pensées personnelles des auteures et ne reflètent pas nécessairement les points de vue et les positions des organisations, des groupes ou d’autres entités avec lesquels les auteures sont associées.

J’espère que nous pourrons tenir d’autres conversations de ce type à l’avenir. Il y a tant de connaissances et d’expériences riches qui méritent d’être partagées.

Sally Richmond
Directrice générale
Logifem